22 mar
2012

L’économie, star de la présidentielle – Compte rendu

Les Entretiens de l’information et l’Institut pour le développement de l’information économique et sociale (www.idies.org) ont organisé conjointement, le 14 mars dernier, une journée d’échanges et de réflexion intitulée «l’économie, star de la présidentielle», dont l’objectif était d’interroger la place prise par l’économie dans la campagne, mais aussi et surtout d’analyser comment les médias se sont saisis de cet objet.

Une première table-ronde était consacrée à «la hiérarchie et le traitement de l’information économique dans l’actualité politique». Animée par l’auteur de ces lignes,  elle a réuni des responsables de rédaction de l’audiovisuel – Cyril Auffret (TF1) et Philippe Chaffanjon (France Info) -,  de la presse quotidienne régionale – Alain Peudenier (Ouest France) et Francis Laffon (L’Alsace) – et de nouveaux médias – Isabelle Germain (LesNouvellesNews) et Pascal Riché (Rue89).

Il en est ressorti que ni les grilles et chemins de fer, ni l’organisation des rédactions n’ont été modifiées pour prendre en compte l’importance des sujets économiques dans cette campagne.  Plus généralement, l’économie semble demeurer encore un sujet à part pour une partie de ces responsables de rédaction.  Et quand on affirme lui donner une grande importance, c’est souvent en la cantonnant en partie dans des approches «services» (rubriques placements, finance personnelle) ou «entreprises». En revanche, elle n’est pas toujours perçue comme relevant du débat politique.

Exiger des journalistes économiques qu’ils aient reçu une formation spécifique n’apparait pas non plus comme une nécessité pour une partie des participants.  Au contraire,  un journaliste non spécialisé apparait comme la garantie d’une certaine «fraîcheur» dans l’approche des sujets, gage d’un traitement accessible au lecteur ou au téléspectateur. L’idée qu’un journaliste non spécialisé risque de se faire manipuler par ses interlocuteurs et pourrait en conséquence répéter sans grande capacité critique les messages des décideurs et autres experts ne semble pas une préoccupation majeure.  On compte sur les rédactions en chef pour éviter ce type d’écueil.  En fait, le journalisme apparait d’abord comme une technique, et les discussions au sein des services semblent porter plus sur la mise en scène des sujets, les modes de traitement, que sur les angles ou sur le fond.  En pratique, la dimension souvent technique voire rébarbative de l’économie,  conduit les rédactions en chef à chercher des modes de traitement qui puissent retenir l’attention des téléspectateurs, auditeurs ou lecteurs.  D’une manière générale, on privilégiera plutôt les sujets qui peuvent être incarnés dans des aventures personnelles, du reportage de terrain racontant une histoire : une entreprise en difficultés ou une success story, la vie d’un ménage aux fins de mois difficile au, au contraire, la vie des exilés fiscaux à Bruxelles ou Genève… Le souci est d’éviter le discours rébarbatif de l’expert qui parle des causes du chômage devant l’image d’une agence de Pôle Emploi ! Certains participants ont exprimé de la même façon une certaine méfiance à l’égard des statistiques,  préférant les histoires à dimension humaine. Pour autant, certains responsables de rédaction, et notamment Cyril Auffret, de TF1, estime qu’on peut concevoir de nouvelles manières d’aborder les thèmes les plus abstraits, en faisant preuve de pédagogie, et notamment en mobilisant des graphiques animés.  Notons enfin que les sujets économiques ont souvent occupé une large place dans les rubriques spécifiques mises en œuvre à l’occasion de la présidentielle. Ainsi, les pages «grands débats» introduites par des quotidiens comme Ouest-France ont traité de nombreuses thématiques économiques (inégalités, fonctionnement de Pôle emploi, fiscalité…). Parallèlement, des enquêtes de terrain sur des questions économiques et sociales au cœur du débat sont venues éclairer les lecteurs (ex : la face cachée du modèle allemand, la Grèce dans la crise, etc.)

La deuxième table-ronde traitait du «choc des domaines et des compétences». Animée par Loïc Hervouet, ancien directeur de l’ESJ, elle réunissait des journalistes de différentes spécialités et provenant, là encore, de différents médias : Odile Benyahia-Kouder,  grand reporter au Nouvel Observateur, Nicolas Cori, responsable du service investigation à Libération, Bruno Francesci, chef du service informations sociales de l’AFP, Sandra Moatti, rédactrice en chef adjointe d’Alternatives Economiques, Philippe Lefébure, chef du service économique de France Inter et Hélène Salvi, journaliste à Médiapart.

Si l’économie a parfois gagné ses lettres de noblesse dans l’actualité politique notamment depuis la crise, le constat dominant, s’agissant  de la division du travail au sein des rédactions, demeure que «la politique» au sens strict, demeure l’apanage des services du même nom, des services qui continuent de dominer les rédactions.  Ainsi, les interviews des responsables politiques seront quasiment toujours réalisés uniquement par des journalistes issus du service politique, bien qu’ils maîtrisent souvent mal les questions économiques et sociales. Privilégiant une approche tactique des questions politiques, ils ne contestent guère, sur le fond, les propositions des responsables politiques en matière économique et sociale et les considèrent surtout comme un élément de leurs stratégies d’affirmation et de différenciation face à leurs adversaires.  Ce qui ne les empêche pas, quand un sujet économique devient un enjeu politique, de chercher à s’en saisir ! Les raisons qui font qu’au final, ce soit les membres d’un service plutôt qu’un autre qui traitent un sujet peuvent cependant se faire de manière assez informelle. Ainsi, à l’AFP, la place est souvent au premier arrivé qu’il relève du service social, économique ou politique et certaines dépêches sont écrites à quatre mains.  A Libération, autre exemple, la hiérarchie se révèle dans la division du travail qui s’établit dans le traitement d’un sujet monté dans les pages évènement: le papier d’analyse reviendra le plus souvent à un journaliste du service politique tandis qu’il reviendra au service économique de faire l’entrée secondaire, plus technique.

Enfin, les services économiques rassemblent un nombre souvent très réduit de journalistes. Dans certains titres de la presse quotidienne régionale, on ne compte aucun journaliste économique. Mais même des médias d’information nationale comme France Inter ne comptent que quatre journalistes dans le service économique, alors que la rédaction d’un mensuel comme Alternatives Economiques mobilise une douzaine de rédacteurs spécialisés !  Cela limite la capacité d’investigation, rend plus dépendant de l’information transmise par les agences et conduit à recourir à des ressources externes (experts, chroniqueurs provenant d’autres médias).

La dernière table-ronde intitulée «De quelle économie parle-t-on ?», animée par Jérôme Bouvier, médiateur de Radio-France, réunissait des personnalités d’organisations de la «société civile», dont on attendait qu’elles jugent le travail des médias en matière économique.  Sont ainsi intervenus Ahmed El Khadiri, d’Animafac, structure qui regroupe de multiples associations étudiantes, Nicole Maestracci, la présidente de la FNARS, Emmanuel Mermet, responsable économique à la CFDT, et Eric Favey, de la Ligue de l’enseignement.

Il en est ressorti, confirmant l’hypothèse formulée au départ, que le poids des thématiques macro-économiques dans la campagne présidentielle avait pour effet de faire passer pour partie à la trappe des questions économiques et sociales tout aussi essentielles, qu’il s’agisse d’enjeux liés à l’éducation, à la lutte contre la pauvreté et l’exclusion, etc.  Plus au fond, c’est le travail des médias qui s’est trouvé contesté. D’une part le fait  qu’on ne peut les intéresser à un sujet que pour autant qu’il y a quelque chose qui fait «évènement», ce qui incite à faire des manifestations qualifiées à raison de «médiatiques», qui permettront de faire un sujet, mais au détriment bien souvent du fond des dossiers.  D’autre part, la faible compétence, ou l’insuffisant travail des journalistes est incriminé, (avec l’excuse des moyens souvent insuffisants des rédactions).  Ainsi, quand un ministre dénonce l’assistanat, cancer de la société – en l’occurrence, Laurent Wauquiez -, nul ne songe à lui opposer le fait que les deux tiers des personnes susceptibles de bénéficier du RSA activité n’y ont pas recours, nul ne songe non plus à lui demander combien de titulaires du RSA socle, soi-disant enfermés dans l’assistanat au point qu’il faudrait leur imposer sept heures d’activité par semaine, se sont vu proposer deux offres d’emploi convenables par Pôle Emploi et les ont refusées !

De même, si le souci d’incarner systématiquement les sujets économiques et sociaux peut avoir un caractère pédagogique et provoquer une réaction d’empathie du téléspectateur, auditeur ou lecteur, elle tend aussi à prendre la forme d’histoire personnelle, relevant d’une sorte de fatalité et appelant une réponse d’ordre caritatif. Les facteurs généraux expliquant les situations personnelles disparaissent derrière le story telling. Le travail des médias dans le domaine économique et social peut dans le même mouvement proposer une approche assez catastrophiste des sujets sociaux, de la situation des personnes, sans nuances, puis donner la parole à un journaliste expert, qui devant son graphique, va tenir un discours d’autorité objectivant les contraintes et présentant les mécanismes économiques comme relevant d’une sorte de physique sociale à laquelle on ne peut échapper.

On terminera par une note optimiste, en observant, avec Eric Favey, que la hausse du niveau culturel conduit à élever le niveau d’exigence des lecteurs, auditeurs ou téléspectateurs, et leur apporte les moyens d’une meilleure compréhension des sujets. Souhaitons que le travail des médias soit à la hauteur !

Philippe Frémeaux

Délégué général de l’Idies

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20 fév
2012

L’économie, star de la présidentielle

Le moment de réflexion proposé par les Entretiens de l’information et l’IDIES (Institut pour le développement de l’information économique et sociale), en partenariat avec l’IPJ, sur « la place de l’économie dans la campagne présidentielle 2012» se déroulera le mercredi 14 mars 2012 de 10h00 à 18h30, dans les locaux de l’IPJ, 24 rue Saint-Georges, Paris 9ème (métro Notre Dame de Lorette).

10h15 – Ouverture par Jean-Marie CHARON (Entretiens de l’Information)

10h30-12h30
La hiérarchie et le traitement de l’information économique dans l’actualité politique

Animation : Philippe FREMEAUX (délégué général de l’IDIES / Alternatives Economiques)

- Quelle hiérarchie (ou absence de hiérarchie) entre politique et économique?
- Quelle gestion des services politique et économique pendant cette période?
- Quelle gestion volontariste de l’agenda, quel suivi -obligé- des candidats?
- Quel appel aux experts intérieurs et extérieurs, sur quels critères?

Cyril AUFFRET (TF1), Philippe CHAFFANJON (France Info), Jean-Luc EVIN (Ouest France), Isabelle GERMAIN (LesNouvellesNews.fr), Francis LAFFON (L’Alsace), Pascal RICHE (Rue89).

14h00-16h00
Le choc des domaines et des compétences

Animation : Loïc HERVOUET (ex-directeur de l’ESJ Lille)

- Quelle dimension économique dans l’information politique, dans l’information sociale?
- Quelle dimension sociale dans l’information économique, dans l’information politique?
- Quelle dimension politique dans l’information sociale, dans l’information économique?
- Frontières de compétences, espaces et méthodes de coopération, conflits potentiels, organisations…

Raphaëlle BACQUE (Le Monde), Odile BENYAHIA-KOUIDER (Nouvel Observateur) Nicolas CORI (Libération), Bruno FRANCESCI (AFP), Sandra MOATTI (Alternatives Economiques), Philippe LEFEBURE (France Inter)

16h15-18h15
De quelle économie parle-t-on ?

Animation : Jérôme BOUVIER (médiateur à Radio France)

- Quel regard portent ces publics sur le traitement de l’économie dans cette période?
- Quelles « mises au placard » d’autres thèmes provoque cette priorité à l’info macro- économique? (logement, banlieue, Europe, étranger, sujets de société à dimension économique et sociale…)

Ahmed EL KHADIRI (Animafac), Nicole MAESTRACCI (FNARS), Emmanuel MERMET (CFDT), Nicolas SADOUL (Ligue de l’Enseignement),

18h15 – Conclusion Philippe FREMEAUX (délégué général de l’IDIES)

Inscriptions auprès de Jean-Marie Charon

Pour la deuxième année consécutive, L’Observatoire des Médias est partenaire média des Entretiens de l’information

Pour la deuxième année consécutive, L’Observatoire des Médias est partenaire média des Entretiens de l’information

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6 fév
2012

Ecoutez les Entretiens de l’information

Les dernières  rencontres des Entretiens de l’information peuvent désormais être écoutées en ligne:

Rédactions au futur, INA, 25 mars 2011
- Expériences de rédactions
- Quelle rédaction demain?
- Regards croisés sur les blogs de journalistes et rédactions

Bouleversement des modèles économiques et information, INA, 13 octobre 2010
- Les effets de la crise sur l’organisation du travail des journalistes
- Fin annoncée des médias d’information généraliste ou recomposition?

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21 nov
2011

Les médias font-ils l’élection ?

On les dit tout puissants ou, au contraire, fondamentalement inoffensifs: mais quel rôle jouent exactement les médias dans la dynamique des campagnes électorales?

Lors de cette demi-journée d’étude organisée en partenariat avec les Entretiens de l’information et l’Institut Français de Presse, des chercheurs en science politique et des sociologues viendront exposer l’état avancé de la recherche sur cette question et ouvrir le dialogue avec des journalistes.
A quelques mois de l’élection présidentielle de 2012, un partage de connaissances et un échange de vues qui s’imposait.

Le 13 décembre 2011

EHESS – Amphi François Furet
105 bd Raspail, 75006 Paris
(Métro N.D-des Champs ou Saint-Placide)

C’est le deuxième rendez-vous des Entretiens de l’Information dans cette année consacrée au traitement de la campagne pour l’élection présidentielle pour les médias. Il s’agit de se tourner vers les travaux de sciences sociales afin de revenir sur ce qu’ils nous disent de l’influence des médias en matière de débat public et de pratique des acteurs qu’il s’agisse des candidats eux-mêmes ou des électeurs.

Logiquement cet après-midi qui prendra la forme d’un séminaire élargi de l’EHESS (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales), dirigé par Cyril Lemieux, sera organisé en deux temps. Le premier posera la question des effets des contenus médiatiques sur les candidats. Le second réfléchira aux effets de ces mêmes contenus sur les électeurs.

Les intervenants sont des chercheurs et universitaires qui échangeront avec quelques journalistes, ainsi que l’ensemble du public de cette rencontre qui est totalement ouverte, sous réserve de s’inscrire auprès des Entretiens de l’Information (jean-marie.charon@wanadoo.fr)

Programme

Les médias dans la campagne électorale : quels effets sur les candidats ? (14h00 – 16h00)

Animateur : Eric LAGNEAU (AFP)

14h10. Rémi LEFEBVRE (Université de Lille 2) : Le parti socialiste et les journalistes: l’imbrication croissante du jeu médiatique et du jeu partisan
14h50. Nicolas KACIAF (Université de Versailles-Saint Quentin) : La production de l’actualité en période de campagne: une logique d’économie du travail.

Discutant : Renaud DELY (Le Nouvel Observateur)

Les médias dans la campagne : Quels effets sur les électeurs ? (16h00 – 18h00)

Animateur : Rémy RIEFFEL (Institut Français de Presse)

16h00. Céline BRACONNIER (Université de Cergy) : Les campagnes font-elles la participation électorale ?
16h40. Pierre LEFEBURE (IEP de Bordeaux) : Les dynamiques de campagne électorale dans la formation des raisonnement des citoyens.

Discutant : Jacques GERSTLE (Université Paris 1)

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3 oct
2011

De quoi le journalisme politique est-il le nom ?

Jeudi 10 novembre 2011
dans le cadre des Assises Internationales du Journalisme à Poitiers

Au moment où s’ouvre la campagne présidentielle de 2012 il est intéressant de s’interroger sur ce que va être son traitement journalistique et la place qu’y joueront les journalistes politiques. Ceux-ci voient leur rapport au politique disputé par des intervieweurs, voire même les sondeurs qui revêtent les habits de chroniqueurs. En même temps les investigateurs critiquent leur manque de curiosité voire leur aveuglement. Ne faut-il pas voir dans l’expression directe des politiques sur les réseaux sociaux ou dans leur blog une menace supplémentaire pour un journalisme politique en voie de disparition ou opérant une énième transformation ?

Animé par Jean-Marie CHARON (Entretiens de l’information)

Avec Nicolas CORI (Libération), Christian DELPORTE (Université Versailles – Saint Quentin), Gérard LECLERC (LCP-AN), Bernard PELLEGRIN (AFP), Hélène RISSER (Public Sénat), Stéphane ROZES (Cap-Sr)

Conclusion : Bastien FRANCOIS (Université Paris 1)

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5 sept
2011

Journée d’étude sur les innovations en PQR

La journée d’étude, initialement prévue le 14 septembre, sur les pratiques innovantes des sites web d’information de Presse Quotidienne Régionale (PQR), en partenariat avec Obsweb (Observatoire du journalisme, est reportée en février 2012.

Les résultats de l’enquête sur les sites de la PQR (« PQR Lab ») seront exposés lors d’une des tables rondes des 2èmes Entretiens du webjournalisme les 1er et 2 décembre 2011 à l’Université de Metz.

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25 mar
2011

Expériences de rédactions

Rédactions au futur, INA, 25 mars 2011

Animé par Loïc Hervouet
- Discutant : Yannick Estienne (ESJ-Lille)
- Table ronde : Régis Confavreux (partenaire associé à Owni), Philippe Couve (ex-atelier des médias RFI, Rue 89, Owni), Claudine Girod (BWB), Johan Hufnagel (Slate.fr), Loïc de la Mornais (grand reporter à France 2)

Présentations

Johan Hufnagel

Slate.fr, « entreprise de technologie »

Régis Confavreux

OWNI, web agency spécialisée dans le datajournalisme

Claudine Girod

BWB, micro-agence de presse internationale pour blogueurs

Philippe Couve

auteur d’un rapport sur les modèles économiques de médias en ligne

Loïc de la Mornais

a suivi une formation de 6 mois à CNN
Vers l’abandon de la vidéo sur Internet?

Discussion

Johan Hufnagel

les différences entre slate.fr et les rédactions traditionnelles
la version africaine de Slate
la gestion des contributeurs

Régis Confavreux

organisation d’Owni
la section data-journalisme (journalistes, développeurs, designers)
retour aux fondamentaux avec des technologies nouvelles

Claudine Girod

Quel est le schéma prévu pour la future rédaction de BWB?
Réseau de blogueurs, journalistes qui ne peuvent écrire ailleurs

Philippe Couve, Johan Hufnagel

les spécificités des rédactions web
Interaction entre ces rédactions a priori concurrentes, la « méta-rédaction » ,les conférences de rédaction participatives
la gestion des temporalités, le « tempo du web ».
La prise en compte des médias sociaux, de l’optimisation des contenus
Crowdsourcing

Y a-t-il une mise en commun des carnets d’adresse?

Le partage d’informations
Emergence d’un écosystème qui s’éloigne de la forte division des différents secteurs et de la concurrence

Loïc de la Mornais

Quelles sont les tendances en audiovisuel?
le partage du carnets d’adresse
le pragmatisme des Américains, efficacité et rentabilité
le « fellowship » CNN
internet pas rentable, mais indispensable
Pas de différence entre les journalistes qui passent à l’antenne et ceux du web (100 fois plus d’audience)
Investissement sur les réseau sociaux, agence de presse gratuite : désabonnement des agences traditionnelles
Grande rigueur des Américains sur la vérification de l’info
Tournages avec le Canon 5D
Propre labo de R&D
Internet = texte + photo, pas de vidéo (gain de temps)
la fin du papier?

Philippe Couve

L’expérience I Report, journalisme citoyen
Pourquoi les internautes partagent certains articles et pas d’autres
la puissance de diffusion sur le web c’est le nombre de relais

Yannick Estienne, Nicolas Voisin, Johan Hufnagel

multitasking : réseau de professionnels ou journaliste capable de tout faire lui-même?
Retour aux sources du métier de journaliste, avec des nouvelles compétences techniques
la culture web, le do-it-yourself
notion de « bidouillage »

Questions de la salle

Philippe Couve

Comment est financée la rédaction web d’un journal?
La pub ne suffit pas à financer un pure-player, d’où diversification

Loïc de la Mornais

Quid de la segmentation des publics?
les bouquets de chaîne, complémentarité TV / Internet
persistance des grands rendez-vous télévisuels

—-

Voir aussi les comptes rendus de ce débat sur InLet (François Meekel) et sur Media Trend (Marc Mentré)

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25 mar
2011

Quelle rédaction demain?

Rédactions au futur, INA, 25 mars 2011

- Animation : Alain Le Gouguec (France Inter)
- Table ronde : Christian Dauriac (RTBF), Didier Pourquery (Le Monde Magazine), Benoit Raphael (ex Lepost.fr), Serge Schick (INA)

Quelles sont les mutations en cours dans les rédactions?

Didier Pourquery

Le cas du Monde et du monde.fr.
La cohérence de l’offre
L’intégration de la rédaction web
Mise en place du desk numériqueArticulation entre le papier et le web.

Cela a-t-il changé quelque chose en termes d’effectif et d’organisation?

Christian Dauriac

Le cas de la RTBF. 3
Grande tradition de reportages, capacité d’empathie et de chaleur dans l’échange
Renforcement du pôle édition

Benoit Raphaël

Les articles rédigés par des robots
Le succès du Huffington Post
La contributions des internautes (journalisme enrichi).
Distinction production/édition de l’info

Benoit Raphaël

L’application pour smartphones « Color »

Serge Schick

Concilier vitesse et approfondissement
Décliner l’info selon les différentes plateformes et les différents publics
Le public en tant que relais de l’info

Didier Pourquery

Le journalisme citoyen (Paris Soir, Bild)

Alain Le Gouguec

La webcam de France Inter, label de jeunesse

Christian Dauriac

La constitution d’un pôle de reporters et d’un pôle d’éditeurs
La valeur journalistique, l’originalité

Benoit Raphaël

Quelle rédaction dans 20 ans?
Dématérialisation du terrain
Disparition des grosses rédactions
Regard expert

Y aura-t-il besoin de plus de documentalistes?

Les spécialistes du datajournalisme, les infographistes

Didier Pourquery

Dans 20 ans, il y aura encore besoin d’info
Rôle de l’édition : adaptation aux différents supports.

Serge Schick

La consommation d’info des jeunes
Automatisation de la collecte
Mise en place de cellules d’enquête et d’expertise

Questions de la salle

Marc Mentré (MediaTrend), Didier Pourquery

Les structures classiques du journalisme ne bloquent-elles pas les possibilités d’évolution?
Le management d’une rédaction

Peut-on produire une information à moindre coût et plus sérieusement?
Benoit Raphaël

Le financement de l’information,
Le coût des équipements (ex iPad)

Jean-Marie Charon, Didier Pourquery

l’expertise hors des rédactions
Trouver les bons experts Choix des animateurs
Les blogs de journalistes

Les rédactions intégrées ne sont-elles pas un frein à l’innovation?

Benoit Raphaël, Christian Dauriac, Serge Schick

L’exemple du monde.fr, de The Atlantic
L’intégration n’est pas une fusion

L’appel à contribution des lecteurs ne génère-t-elle pas une compétition?

Didier Pourquery

Pas d’anonymat pour les commentaires
Le tri des contributions (Citizenside)

Pourquoi les journalistes web du Monde ne signent pas leurs articles?
La fin de l’aristocratie dans les rédactions?

Didier Pourquery

Beaucoup de fantasmes

Les grandes rédactions sont-elles ouvertes aux jeunes générations?

Christian Dauriac

C’est une question à poser aux patrons de presse 1:45:38 =20

Didier Pourquery

La pyramide des âges à Radio France
Le recrutement au Monde

Didier Pourquery

Y a-t-il des cellules de recherche et développement dans les médias?

Evocation d’Henri Amouroux, et bilan rapide de la discussion

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25 mar
2011

Regards croisés sur les blogs de journalistes et rédactions

Rédactions au futur, INA, 25 mars 2011

- Animation :  Bernard Delforce (ESJ-Lille)
-Table ronde : Florence Le Cam (IUT Lannion), Arnaud Mercier (Univ. Paul Verlaine), Denis Ruellan (IUT Lannion).

Bernard Delforce

Synthèse des thèmes abordés
Production / édition de l’info
Polyvalence / expertise
Concurrence / confraternité

Florence Le Cam

Retour sur la genèse des blogs et leur évolution
Méta-journalisme
Production discursive collective / mise en scène individuelle du journaliste
Rôle éditorial du community manager
Blogging = sous-traitance non rémunérée
Innovation que de réelle liberté

Denis Ruellan

Ajustement des médias d’un modèle de la diffusion (un vers plusieurs) vers celui de la communication (réseau)
Mise à profit de ressources extérieures aux médias, logique de communauté
Glissement sémantique du journalisme citoyen (égalité) au journalisme participatif (hiérarchie)
Pourquoi des « agents sociaux » travaillent pour les médias?
Rejonction de la production et de la consommation
Le média lieu d’attachement au monde
La désintermédiation

Arnaud Mercier

Engouement pour l’innovation, enthousiasme des débuts, fascination technologique, effet de mode
Construction des usages autour d’une norme, auto-régulation
Logique de flux / stock
Aspect chronophage des blogs
tassement mécanique des dispositifs

Jean-Marie Charon

le blog permet au journaliste
- la reconstitution de l’activité telle qu’elle avait été imaginée
- la compensation de la perte de « substance » du métier

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15 fév
2011

Rédactions au futur

Une rencontre des Entretiens de l’information
A l’INA : 83 rue Patay, 75 013 Paris
le 25 mars 2011

Cette journée est consacrée au troisième moment de la réflexion engagée sur les transformations des modèles économiques des médias et leur impact sur la production de l’information. Quelles nouvelles organisations des rédactions et quelles évolutions des pratiques des journalistes ?

Expériences de rédactions (9h30 – 11h00) :

Animé par Loïc HERVOUET. Discutant : Yannick ESTIENNE (ESJ-Lille) (sous réserve)

Régis CONFAVREUX (partenaire associé à Owni), Philippe COUVE (Collabore à Rue89), Claudine GIROD (BWB), Johan HUFNAGEL (Slate.fr), Loïc de la MORNAIS (France 2 à propos de CNN).

Quelle rédaction demain ? (11h00 – 13h00):

Animé par Alain LE GOUGUEC (France Inter)

Christian DAURIAC (RTBF), Didier POURQUERY (Le Monde Magazine), Benoit RAPHAEL (ex Lepost.fr), Armelle THORAVAL (Elle.fr).

Blogs de journalistes : retour d’expériences (14h30 – 16h30):

Animé par Pascal GUENEE (IPJ)

Sous la forme séminaire, regards croisés (un maximum d’itinéraires et situations à croiser).

Regards croisés sur les blogs de journalistes et rédactions (16h30 -18h00):

Animation : Bernard DELFORCE (ESJ-Lille)

Florence LE CAM (IUT Lannion), Arnaud MERCIER (Univ. Paul Verlaine), Denis RUELLAN (IUT Lannion).

Inscription :

Entrée gratuite, inscription auprès de Christine MENZAGHI : cmenzaghi@laligue.org

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