30 mar
2016

Le journalisme et les chiffres

Les Entretiens de l’info, en partenariat avec l’Idies et l’IPJ

Université de Dauphine

2 mai 2016

 

Le journalisme et les chiffres

La conférence est à écouter ici:  Le journalisme et les chiffres – 2 mai 2016

 

Les chiffres sont omniprésents dans le traitement de l’information, qu’il s’agisse de social, d’économies, de sondages d’opinions, de déclarations politiques ou encore de santé, d’environnement de sciences et techniques. Les journalistes, majoritairement de formation littéraire, rencontrent bien souvent des difficultés à travailler cette matière.

En même temps la vérification (fact checking), les données (data  journalisme) figurent parmi les domaines qu’investissent les médias. C’est dire combien la rencontre des journalistes et chiffres appelle réflexion et discussion.

Trois questions ont guidé ces entretiens:

Comment s’y prend-on pour traiter des chiffres dans les rédactions ?

Comment parler chiffre dans une école de journalisme ?

Quelle autorité du chiffre dans l’information ?

 

Table ronde n°1 : Le traitement des chiffres par les rédactions – Etat des lieux

(14h00-15h30)

Animation : Aurore LALUCQ (Institut Veblen), discutant : Guy BERNIERE.

Comment traite-t-on des chiffres dans les rédactions (différents médias, niveaux hiérarchiques et spécialités – regards extérieurs).

Avec Samuel LAURENT (Le Monde), Didier POURQUERY (The Conversation), Béatrice BEAUFILS (Pénombre, Paris VIII), Nicolas JACOBS (France 2), Jean-Marc FOUR (France Inter), Roland CAYROL (Cevipof – Sciences-Po)

 

Table ronde n°2 : Comment parler des chiffres dans une école de journalisme ?

(15h45-16h30)

Avec Pascale COLISSON (IPJ), Sylvain LAPOIX, Robin RYDER (Ceremade / Dauphine), Jean-Baptiste CAILLET (étudiant IPJ)

 

Table ronde n°3 : L’autorité du chiffre en questions

(16h30 – 18h)

Pourquoi avoir recours aux chiffres, dans quelles circonstances, à quel propos, qu’en attendent les rédactions ? Débat sur l’autorité du chiffre.

Animation : Jean-Marie CHARON (Entretiens de l’Information)

Avec Cédric MATHIOT (Désintox Libération), Karen BASTIEN (Wedodata), Philippe ONILLON (AFP), Romain VERLEY (Cash investigation), Philippe FREMEAUX (Alternatives économiques et IDIES).

 

Inscriptions via facebook

2 juin
2014

Informer sur les guerres de l’armée française.

INFORMER SUR LES GUERRES DE L’ARMEE FRANCAISE.

En partenariat avec l’INA et L’Association des Journalistes Défense (AJD)

26 juin 2014 à l’INA (83 rue Patay, 75013)

Plusieurs interventions de l’armée françaises se sont déroulées au cours des dernières années, posant à nouveau aux rédactions la question du mode de traitement de ces guerres. Les Entretiens reviennent sur les transformations qu’a connues l’armée française et l’information qui est faite à ce sujet, ainsi que sur la question de la prise de risque des journalistes pour traiter les conflits armés.

 9h – 9h30: Transformations des armées françaises

Vincent DESPORTES : général

9h30 – 11h: L’information sur les missions de l’armée française

Animateur : Jean-Marie CHARON
Pierre BABEY : retraité France 3
Bruno FANUCCHI : Association des journalistes défense.
Jean GUISNEL : Le Point
Jean-Dominique MERCHET : L’Opinion

 

11h – 13 h: Couvrir une intervention française: Autonome ou embedded?

Animatrice : Jacqueline PAPET
Anne-Claire COUDRAY : TF1 (à confirmer)
Claude GUIBAL : Radio France
Thomas HOFNUNG : Libération
Vincent HUGEUX : L’Express
Thomas MOLLARD : Lt-colonel DICOD (à confirmer)
Omar OUAHMANE : France Culture
François ROBINET : Université Versailles – Saint Quentin

 

 

14h30 – 15 h: Grand témoin: Pierre BAYLE (DICOD)

15h-17h00: Prise de risque, jusqu’où?

Animateur : Jérôme BOUVIER (Radio France)
Edith BOUVIER : Free-lance (sous réserve)
Jean-Marc FOUR : France Culture
Nicolas HENIN : Free-lance
Hala KODMANI : Free-lance
Cécile MEGIE : RFI (sous réserve)
Alain MINGAN : RSF
Alexandra SCHWARTZBROD : Libération

 

27 mai
2013

Informer en temps réel

En collaboration avec l’INA, 19 février 2013

Chaînes d’information en continu, live des éditions spéciales des radios et télévisions généralistes, tweets et liveblogs l’information en temps réel s’impose désormais a propos de temps forts de l’actualité politique, judiciaire, économique, etc. Cette information en temps réel n’est pas sans impact sur l’activité des journalistes, comme sur le contenu de l’information produite. Les Entretiens de l’Information proposent de s’interroger sur cette évolution qui a marqué le traitement de l’information de ces derniers mois.

 

Table ronde n°1: L’information politique en boucle et en accéléré.

L’exemple de la crise à l’UMP en 2012

Animateur : Jean-Marie CHARON, discutant : Cyril LEMIEUX (Ehess)

Table ronde avec : Julien ARNAUD (iTélé), Frédéric DUMOULIN (AFP), Eric DUPIN (indépendant, blogueur), Nabil WAKIM (Lemonde.fr), Laurent DE BOISSIEU (La Croix / Ipolitique), Arnaud MERCIER (Université Paul Verlaine, Metz)

Diffusion du documentaire de Charlotte Penchenier « Plus belle l’info »

 

Table ronde n°2: L’information judiciaire en temps réel.

Le traitement en live-blogging du procès d’Oslo par Valérie JEANNE-PERRIER  (CELSA)

Table ronde, animée par Patrick EVENO (professeur à Paris 1), discutant : Denis SALAS (Magistrat, ENM, Ehess).

Avec Henri DREYFUS (TF1), Annik DUBIED : (Université de Genève), Valérie JEANNE-PERRIER (Celsa), Claire SECAIL (CNRS), Bernard LE SOLLEU (Ouest France).

 

Compte-rendu (PDF)

Informer en temps réel, mars 2013

22 mar
2012

L’économie, star de la présidentielle – Compte rendu

Les Entretiens de l’information et l’Institut pour le développement de l’information économique et sociale (www.idies.org) ont organisé conjointement, le 14 mars dernier, une journée d’échanges et de réflexion intitulée «l’économie, star de la présidentielle», dont l’objectif était d’interroger la place prise par l’économie dans la campagne, mais aussi et surtout d’analyser comment les médias se sont saisis de cet objet.

Une première table-ronde était consacrée à «la hiérarchie et le traitement de l’information économique dans l’actualité politique». Animée par l’auteur de ces lignes,  elle a réuni des responsables de rédaction de l’audiovisuel – Cyril Auffret (TF1) et Philippe Chaffanjon (France Info) -,  de la presse quotidienne régionale – Alain Peudenier (Ouest France) et Francis Laffon (L’Alsace) – et de nouveaux médias – Isabelle Germain (LesNouvellesNews) et Pascal Riché (Rue89).

Il en est ressorti que ni les grilles et chemins de fer, ni l’organisation des rédactions n’ont été modifiées pour prendre en compte l’importance des sujets économiques dans cette campagne.  Plus généralement, l’économie semble demeurer encore un sujet à part pour une partie de ces responsables de rédaction.  Et quand on affirme lui donner une grande importance, c’est souvent en la cantonnant en partie dans des approches «services» (rubriques placements, finance personnelle) ou «entreprises». En revanche, elle n’est pas toujours perçue comme relevant du débat politique.

Exiger des journalistes économiques qu’ils aient reçu une formation spécifique n’apparait pas non plus comme une nécessité pour une partie des participants.  Au contraire,  un journaliste non spécialisé apparait comme la garantie d’une certaine «fraîcheur» dans l’approche des sujets, gage d’un traitement accessible au lecteur ou au téléspectateur. L’idée qu’un journaliste non spécialisé risque de se faire manipuler par ses interlocuteurs et pourrait en conséquence répéter sans grande capacité critique les messages des décideurs et autres experts ne semble pas une préoccupation majeure.  On compte sur les rédactions en chef pour éviter ce type d’écueil.  En fait, le journalisme apparait d’abord comme une technique, et les discussions au sein des services semblent porter plus sur la mise en scène des sujets, les modes de traitement, que sur les angles ou sur le fond.  En pratique, la dimension souvent technique voire rébarbative de l’économie,  conduit les rédactions en chef à chercher des modes de traitement qui puissent retenir l’attention des téléspectateurs, auditeurs ou lecteurs.  D’une manière générale, on privilégiera plutôt les sujets qui peuvent être incarnés dans des aventures personnelles, du reportage de terrain racontant une histoire : une entreprise en difficultés ou une success story, la vie d’un ménage aux fins de mois difficile au, au contraire, la vie des exilés fiscaux à Bruxelles ou Genève… Le souci est d’éviter le discours rébarbatif de l’expert qui parle des causes du chômage devant l’image d’une agence de Pôle Emploi ! Certains participants ont exprimé de la même façon une certaine méfiance à l’égard des statistiques,  préférant les histoires à dimension humaine. Pour autant, certains responsables de rédaction, et notamment Cyril Auffret, de TF1, estime qu’on peut concevoir de nouvelles manières d’aborder les thèmes les plus abstraits, en faisant preuve de pédagogie, et notamment en mobilisant des graphiques animés.  Notons enfin que les sujets économiques ont souvent occupé une large place dans les rubriques spécifiques mises en œuvre à l’occasion de la présidentielle. Ainsi, les pages «grands débats» introduites par des quotidiens comme Ouest-France ont traité de nombreuses thématiques économiques (inégalités, fonctionnement de Pôle emploi, fiscalité…). Parallèlement, des enquêtes de terrain sur des questions économiques et sociales au cœur du débat sont venues éclairer les lecteurs (ex : la face cachée du modèle allemand, la Grèce dans la crise, etc.)

La deuxième table-ronde traitait du «choc des domaines et des compétences». Animée par Loïc Hervouet, ancien directeur de l’ESJ, elle réunissait des journalistes de différentes spécialités et provenant, là encore, de différents médias : Odile Benyahia-Kouder,  grand reporter au Nouvel Observateur, Nicolas Cori, responsable du service investigation à Libération, Bruno Francesci, chef du service informations sociales de l’AFP, Sandra Moatti, rédactrice en chef adjointe d’Alternatives Economiques, Philippe Lefébure, chef du service économique de France Inter et Hélène Salvi, journaliste à Médiapart.

Si l’économie a parfois gagné ses lettres de noblesse dans l’actualité politique notamment depuis la crise, le constat dominant, s’agissant  de la division du travail au sein des rédactions, demeure que «la politique» au sens strict, demeure l’apanage des services du même nom, des services qui continuent de dominer les rédactions.  Ainsi, les interviews des responsables politiques seront quasiment toujours réalisés uniquement par des journalistes issus du service politique, bien qu’ils maîtrisent souvent mal les questions économiques et sociales. Privilégiant une approche tactique des questions politiques, ils ne contestent guère, sur le fond, les propositions des responsables politiques en matière économique et sociale et les considèrent surtout comme un élément de leurs stratégies d’affirmation et de différenciation face à leurs adversaires.  Ce qui ne les empêche pas, quand un sujet économique devient un enjeu politique, de chercher à s’en saisir ! Les raisons qui font qu’au final, ce soit les membres d’un service plutôt qu’un autre qui traitent un sujet peuvent cependant se faire de manière assez informelle. Ainsi, à l’AFP, la place est souvent au premier arrivé qu’il relève du service social, économique ou politique et certaines dépêches sont écrites à quatre mains.  A Libération, autre exemple, la hiérarchie se révèle dans la division du travail qui s’établit dans le traitement d’un sujet monté dans les pages évènement: le papier d’analyse reviendra le plus souvent à un journaliste du service politique tandis qu’il reviendra au service économique de faire l’entrée secondaire, plus technique.

Enfin, les services économiques rassemblent un nombre souvent très réduit de journalistes. Dans certains titres de la presse quotidienne régionale, on ne compte aucun journaliste économique. Mais même des médias d’information nationale comme France Inter ne comptent que quatre journalistes dans le service économique, alors que la rédaction d’un mensuel comme Alternatives Economiques mobilise une douzaine de rédacteurs spécialisés !  Cela limite la capacité d’investigation, rend plus dépendant de l’information transmise par les agences et conduit à recourir à des ressources externes (experts, chroniqueurs provenant d’autres médias).

La dernière table-ronde intitulée «De quelle économie parle-t-on ?», animée par Jérôme Bouvier, médiateur de Radio-France, réunissait des personnalités d’organisations de la «société civile», dont on attendait qu’elles jugent le travail des médias en matière économique.  Sont ainsi intervenus Ahmed El Khadiri, d’Animafac, structure qui regroupe de multiples associations étudiantes, Nicole Maestracci, la présidente de la FNARS, Emmanuel Mermet, responsable économique à la CFDT, et Eric Favey, de la Ligue de l’enseignement.

Il en est ressorti, confirmant l’hypothèse formulée au départ, que le poids des thématiques macro-économiques dans la campagne présidentielle avait pour effet de faire passer pour partie à la trappe des questions économiques et sociales tout aussi essentielles, qu’il s’agisse d’enjeux liés à l’éducation, à la lutte contre la pauvreté et l’exclusion, etc.  Plus au fond, c’est le travail des médias qui s’est trouvé contesté. D’une part le fait  qu’on ne peut les intéresser à un sujet que pour autant qu’il y a quelque chose qui fait «évènement», ce qui incite à faire des manifestations qualifiées à raison de «médiatiques», qui permettront de faire un sujet, mais au détriment bien souvent du fond des dossiers.  D’autre part, la faible compétence, ou l’insuffisant travail des journalistes est incriminé, (avec l’excuse des moyens souvent insuffisants des rédactions).  Ainsi, quand un ministre dénonce l’assistanat, cancer de la société – en l’occurrence, Laurent Wauquiez -, nul ne songe à lui opposer le fait que les deux tiers des personnes susceptibles de bénéficier du RSA activité n’y ont pas recours, nul ne songe non plus à lui demander combien de titulaires du RSA socle, soi-disant enfermés dans l’assistanat au point qu’il faudrait leur imposer sept heures d’activité par semaine, se sont vu proposer deux offres d’emploi convenables par Pôle Emploi et les ont refusées !

De même, si le souci d’incarner systématiquement les sujets économiques et sociaux peut avoir un caractère pédagogique et provoquer une réaction d’empathie du téléspectateur, auditeur ou lecteur, elle tend aussi à prendre la forme d’histoire personnelle, relevant d’une sorte de fatalité et appelant une réponse d’ordre caritatif. Les facteurs généraux expliquant les situations personnelles disparaissent derrière le story telling. Le travail des médias dans le domaine économique et social peut dans le même mouvement proposer une approche assez catastrophiste des sujets sociaux, de la situation des personnes, sans nuances, puis donner la parole à un journaliste expert, qui devant son graphique, va tenir un discours d’autorité objectivant les contraintes et présentant les mécanismes économiques comme relevant d’une sorte de physique sociale à laquelle on ne peut échapper.

On terminera par une note optimiste, en observant, avec Eric Favey, que la hausse du niveau culturel conduit à élever le niveau d’exigence des lecteurs, auditeurs ou téléspectateurs, et leur apporte les moyens d’une meilleure compréhension des sujets. Souhaitons que le travail des médias soit à la hauteur !

Philippe Frémeaux

Délégué général de l’Idies

20 fév
2012

L’économie, star de la présidentielle

Le moment de réflexion proposé par les Entretiens de l’information et l’IDIES (Institut pour le développement de l’information économique et sociale), en partenariat avec l’IPJ, sur « la place de l’économie dans la campagne présidentielle 2012» se déroulera le mercredi 14 mars 2012 de 10h00 à 18h30, dans les locaux de l’IPJ, 24 rue Saint-Georges, Paris 9ème (métro Notre Dame de Lorette).

10h15 – Ouverture par Jean-Marie CHARON (Entretiens de l’Information)

10h30-12h30
La hiérarchie et le traitement de l’information économique dans l’actualité politique

Animation : Philippe FREMEAUX (délégué général de l’IDIES / Alternatives Economiques)

- Quelle hiérarchie (ou absence de hiérarchie) entre politique et économique?
- Quelle gestion des services politique et économique pendant cette période?
- Quelle gestion volontariste de l’agenda, quel suivi -obligé- des candidats?
- Quel appel aux experts intérieurs et extérieurs, sur quels critères?

Cyril AUFFRET (TF1), Philippe CHAFFANJON (France Info), Jean-Luc EVIN (Ouest France), Isabelle GERMAIN (LesNouvellesNews.fr), Francis LAFFON (L’Alsace), Pascal RICHE (Rue89).

14h00-16h00
Le choc des domaines et des compétences

Animation : Loïc HERVOUET (ex-directeur de l’ESJ Lille)

- Quelle dimension économique dans l’information politique, dans l’information sociale?
- Quelle dimension sociale dans l’information économique, dans l’information politique?
- Quelle dimension politique dans l’information sociale, dans l’information économique?
- Frontières de compétences, espaces et méthodes de coopération, conflits potentiels, organisations…

Raphaëlle BACQUE (Le Monde), Odile BENYAHIA-KOUIDER (Nouvel Observateur) Nicolas CORI (Libération), Bruno FRANCESCI (AFP), Sandra MOATTI (Alternatives Economiques), Philippe LEFEBURE (France Inter)

16h15-18h15
De quelle économie parle-t-on ?

Animation : Jérôme BOUVIER (médiateur à Radio France)

- Quel regard portent ces publics sur le traitement de l’économie dans cette période?
- Quelles « mises au placard » d’autres thèmes provoque cette priorité à l’info macro- économique? (logement, banlieue, Europe, étranger, sujets de société à dimension économique et sociale…)

Ahmed EL KHADIRI (Animafac), Nicole MAESTRACCI (FNARS), Emmanuel MERMET (CFDT), Nicolas SADOUL (Ligue de l’Enseignement),

18h15 – Conclusion Philippe FREMEAUX (délégué général de l’IDIES)

Inscriptions auprès de Jean-Marie Charon

Pour la deuxième année consécutive, L’Observatoire des Médias est partenaire média des Entretiens de l’information

Pour la deuxième année consécutive, L’Observatoire des Médias est partenaire média des Entretiens de l’information

6 fév
2012

Ecoutez les Entretiens de l’information

Les dernières  rencontres des Entretiens de l’information peuvent désormais être écoutées en ligne:

Rédactions au futur, INA, 25 mars 2011
- Expériences de rédactions
- Quelle rédaction demain?
- Regards croisés sur les blogs de journalistes et rédactions

Bouleversement des modèles économiques et information, INA, 13 octobre 2010
- Les effets de la crise sur l’organisation du travail des journalistes
- Fin annoncée des médias d’information généraliste ou recomposition?

21 nov
2011

Les médias font-ils l’élection ?

On les dit tout puissants ou, au contraire, fondamentalement inoffensifs: mais quel rôle jouent exactement les médias dans la dynamique des campagnes électorales?

Lors de cette demi-journée d’étude organisée en partenariat avec les Entretiens de l’information et l’Institut Français de Presse, des chercheurs en science politique et des sociologues viendront exposer l’état avancé de la recherche sur cette question et ouvrir le dialogue avec des journalistes.
A quelques mois de l’élection présidentielle de 2012, un partage de connaissances et un échange de vues qui s’imposait.

Le 13 décembre 2011

EHESS – Amphi François Furet
105 bd Raspail, 75006 Paris
(Métro N.D-des Champs ou Saint-Placide)

C’est le deuxième rendez-vous des Entretiens de l’Information dans cette année consacrée au traitement de la campagne pour l’élection présidentielle pour les médias. Il s’agit de se tourner vers les travaux de sciences sociales afin de revenir sur ce qu’ils nous disent de l’influence des médias en matière de débat public et de pratique des acteurs qu’il s’agisse des candidats eux-mêmes ou des électeurs.

Logiquement cet après-midi qui prendra la forme d’un séminaire élargi de l’EHESS (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales), dirigé par Cyril Lemieux, sera organisé en deux temps. Le premier posera la question des effets des contenus médiatiques sur les candidats. Le second réfléchira aux effets de ces mêmes contenus sur les électeurs.

Les intervenants sont des chercheurs et universitaires qui échangeront avec quelques journalistes, ainsi que l’ensemble du public de cette rencontre qui est totalement ouverte, sous réserve de s’inscrire auprès des Entretiens de l’Information (jean-marie.charon@wanadoo.fr)

Programme

Les médias dans la campagne électorale : quels effets sur les candidats ? (14h00 – 16h00)

Animateur : Eric LAGNEAU (AFP)

14h10. Rémi LEFEBVRE (Université de Lille 2) : Le parti socialiste et les journalistes: l’imbrication croissante du jeu médiatique et du jeu partisan
14h50. Nicolas KACIAF (Université de Versailles-Saint Quentin) : La production de l’actualité en période de campagne: une logique d’économie du travail.

Discutant : Renaud DELY (Le Nouvel Observateur)

Les médias dans la campagne : Quels effets sur les électeurs ? (16h00 – 18h00)

Animateur : Rémy RIEFFEL (Institut Français de Presse)

16h00. Céline BRACONNIER (Université de Cergy) : Les campagnes font-elles la participation électorale ?
16h40. Pierre LEFEBURE (IEP de Bordeaux) : Les dynamiques de campagne électorale dans la formation des raisonnement des citoyens.

Discutant : Jacques GERSTLE (Université Paris 1)

3 oct
2011

De quoi le journalisme politique est-il le nom ?

Jeudi 10 novembre 2011
dans le cadre des Assises Internationales du Journalisme à Poitiers

Au moment où s’ouvre la campagne présidentielle de 2012 il est intéressant de s’interroger sur ce que va être son traitement journalistique et la place qu’y joueront les journalistes politiques. Ceux-ci voient leur rapport au politique disputé par des intervieweurs, voire même les sondeurs qui revêtent les habits de chroniqueurs. En même temps les investigateurs critiquent leur manque de curiosité voire leur aveuglement. Ne faut-il pas voir dans l’expression directe des politiques sur les réseaux sociaux ou dans leur blog une menace supplémentaire pour un journalisme politique en voie de disparition ou opérant une énième transformation ?

Animé par Jean-Marie CHARON (Entretiens de l’information)

Avec Nicolas CORI (Libération), Christian DELPORTE (Université Versailles – Saint Quentin), Gérard LECLERC (LCP-AN), Bernard PELLEGRIN (AFP), Hélène RISSER (Public Sénat), Stéphane ROZES (Cap-Sr)

Conclusion : Bastien FRANCOIS (Université Paris 1)

5 sept
2011

Journée d’étude sur les innovations en PQR

La journée d’étude, initialement prévue le 14 septembre, sur les pratiques innovantes des sites web d’information de Presse Quotidienne Régionale (PQR), en partenariat avec Obsweb (Observatoire du journalisme, est reportée en février 2012.

Les résultats de l’enquête sur les sites de la PQR (« PQR Lab ») seront exposés lors d’une des tables rondes des 2èmes Entretiens du webjournalisme les 1er et 2 décembre 2011 à l’Université de Metz.

25 mar
2011

Expériences de rédactions

Rédactions au futur, INA, 25 mars 2011

Animé par Loïc Hervouet
- Discutant : Yannick Estienne (ESJ-Lille)
- Table ronde : Régis Confavreux (partenaire associé à Owni), Philippe Couve (ex-atelier des médias RFI, Rue 89, Owni), Claudine Girod (BWB), Johan Hufnagel (Slate.fr), Loïc de la Mornais (grand reporter à France 2)

Présentations

Johan Hufnagel

Slate.fr, « entreprise de technologie »

Régis Confavreux

OWNI, web agency spécialisée dans le datajournalisme

Claudine Girod

BWB, micro-agence de presse internationale pour blogueurs

Philippe Couve

auteur d’un rapport sur les modèles économiques de médias en ligne

Loïc de la Mornais

a suivi une formation de 6 mois à CNN
Vers l’abandon de la vidéo sur Internet?

Discussion

Johan Hufnagel

les différences entre slate.fr et les rédactions traditionnelles
la version africaine de Slate
la gestion des contributeurs

Régis Confavreux

organisation d’Owni
la section data-journalisme (journalistes, développeurs, designers)
retour aux fondamentaux avec des technologies nouvelles

Claudine Girod

Quel est le schéma prévu pour la future rédaction de BWB?
Réseau de blogueurs, journalistes qui ne peuvent écrire ailleurs

Philippe Couve, Johan Hufnagel

les spécificités des rédactions web
Interaction entre ces rédactions a priori concurrentes, la « méta-rédaction » ,les conférences de rédaction participatives
la gestion des temporalités, le « tempo du web ».
La prise en compte des médias sociaux, de l’optimisation des contenus
Crowdsourcing

Y a-t-il une mise en commun des carnets d’adresse?

Le partage d’informations
Emergence d’un écosystème qui s’éloigne de la forte division des différents secteurs et de la concurrence

Loïc de la Mornais

Quelles sont les tendances en audiovisuel?
le partage du carnets d’adresse
le pragmatisme des Américains, efficacité et rentabilité
le « fellowship » CNN
internet pas rentable, mais indispensable
Pas de différence entre les journalistes qui passent à l’antenne et ceux du web (100 fois plus d’audience)
Investissement sur les réseau sociaux, agence de presse gratuite : désabonnement des agences traditionnelles
Grande rigueur des Américains sur la vérification de l’info
Tournages avec le Canon 5D
Propre labo de R&D
Internet = texte + photo, pas de vidéo (gain de temps)
la fin du papier?

Philippe Couve

L’expérience I Report, journalisme citoyen
Pourquoi les internautes partagent certains articles et pas d’autres
la puissance de diffusion sur le web c’est le nombre de relais

Yannick Estienne, Nicolas Voisin, Johan Hufnagel

multitasking : réseau de professionnels ou journaliste capable de tout faire lui-même?
Retour aux sources du métier de journaliste, avec des nouvelles compétences techniques
la culture web, le do-it-yourself
notion de « bidouillage »

Questions de la salle

Philippe Couve

Comment est financée la rédaction web d’un journal?
La pub ne suffit pas à financer un pure-player, d’où diversification

Loïc de la Mornais

Quid de la segmentation des publics?
les bouquets de chaîne, complémentarité TV / Internet
persistance des grands rendez-vous télévisuels

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Voir aussi les comptes rendus de ce débat sur InLet (François Meekel) et sur Media Trend (Marc Mentré)